L'hiver est à nos portes... Avez-vous préparé votre poulailler?

Eh oui! Il semble bien que nous y échapperons pas encore cette année. L’hiver est à nos portes. La présente a pour but de vous rappeler comment bien préparer votre poulailler pour la saison froide.

1. Rajuster les trappes d’air : Il est très important de vérifier l’ajustement des entrées d’air à l’automne. Une entrée d’air bien ajustée est ouverte d’environ 1/8 pouce sur toute la longueur du poulailler lorsque celle-ci commence à ouvrir (mince filet d’air uniforme sur toute la longueur du bâtiment). Un mauvais ajustement entraînera des écarts de température dans le sens de la longueur du bâtiment, causant ainsi un certain inconfort au niveau des oiseaux. Une section de parquets avec des trappes d’air trop ouvertes sera plus froide que la moyenne du poulailler et contribuera à augmenter de façon importante la facture de chauffage par temps venteux et froid. À l’opposé, la qualité d’air (humidité relative et ammoniaque) sera mauvaise dans une section de parquets où les trappes d’air sont trop fermées.

2. Vérifier l’étanchéité des portes extérieures et carreaux : L’étanchéité d’un poulailler est très importante pour plusieurs raisons. D’abord, un poulailler étanche limitera la présence de coins froids dans vos parquets d’élevage et forcera l’air frais à entrer là où elle se doit de le faire, c’est-à-dire par les trappes d’air. Il est également presqu’impossible de maintenir une pression statique (vacuum) adéquate en hiver dans un poulailler peu étanche. De plus, les infiltrations d’air affectent grandement la facture de chauffage. Par temps froid et venteux, le taux d’infiltration d’air peut facilement atteindre jusqu’à 4 changements d’air à l’heure dans un poulailler peu étanche. Ceci représente un taux de ventilation d’environ 0,43 cfm (pied cube d’air par minute) par oiseau. Si l’on considère que les besoins minimum en ventilation sont inférieurs à 0,1 cfm par oiseau au cours de la première semaine d’élevage, vous comprendrez à quel point il est important de bien étancher son poulailler…d’autant plus que les pertes de chaleur comptent pour 60 à 85% de la facture de chauffage selon l’âge des oiseaux.

3. Hiverner vos ventilateurs d’été : Les ventilateurs d’été devraient être hivernés pendant la saison froide de façon à y limiter les possibles infiltrations d’air. Utiliser des volets isolés avec moulure coupe-froid en périphérie pour les ventilateurs dont le cadre à volet est intérieur. Pour les autres (volets extérieurs), étancher le ventilateur avec de la laine minérale.

4. Trappes d’air extérieures : Dans le but de limiter l’effet du vent sur les trappes d’air, plusieurs producteurs ont installé des trappes d’air extérieures à la base de l’abris-vent extérieur. Activé à l’aide d’un treuil manuel, ces trappes remplacent la membrane géotextile fixée à la base de l’abris-vent extérieur. Ceci permet non seulement de mieux contrôler la pression statique (vacuum) dans votre poulailler mais aussi de limiter les coûts de chauffage lors de forts vents extérieurs.

5. Reprogrammation des entrées d’air automatiques : Il est fortement recommandé de reprogrammer ou tout au moins valider la programmation de vos entrées d’air automatiques en vue de l’arrivée de l’hiver. Elles peuvent avoir été déréglées pour une raison ou une autre au cours de la période chaude. De plus, un jeu dans le système de poulies ou encore l’étirement des câbles du système de suspension des trappes d’air peuvent être à l’origine d’un léger déréglage des ouvertures d’entrées d’air programmées, si minime soit-il.

6. Rajustement des écarts / différentiels – contrôleurs électroniques : Il est d’usage de rajuster certains paramètres de vos contrôleurs électroniques à la venue de la saison hivernale de façon à ralentir l’accélération des ventilateurs et limiter les courants d’air dans le poulailler. Le différentiel (nombre de degrés sur lequel le ventilateur passe de sa vitesse minimum à 100%) des paliers 1 et 2 est souvent augmenté par temps froid alors que l’écart de chauffage est souvent diminué pour maintenir la To ambiante près de la To consigne.

7. Entretien – sonde d’humidité : Pour ceux qui disposent de sondes d’humidité dans leur bâtiment, ces appareils requièrent un certain entretien. La plupart des manufacturiers recommandent de remplacer le filtre qui recouvre le capteur d’humidité à tous les 6 mois. Le capteur d’humidité, quant à lui, devrait être remplacé à tous les 2 ans. Pour ceux que celà pourrait intéressé, ces sondes augmentent automatiquement la vitesse des ventilateurs du 1er palier advenant un taux d’humidité trop élévé dans le bâtiment. Ceci contribuerait à améliorer la qualité d’air et la condition de la litière dans le poulailler tout en limitant les coûts de chauffage.

8. Vérification – Appareils de chauffage : La plupart des appareils de chauffage communément utilisés dans les poulaillers requièrent un certain entretien. Prière de contacter un spécialiste en la matière.

9. Vérifier l’isolation du plafond : Pour ceux qui ne l’ont pas fait, il est important de vérifier à l’occasion l’isolation du plafond de votre poulailler, surtout si vous avez noté des traces de condensation (humidité) au plafond l’hiver dernier. La valeur isolante recommandée pour le plafond d’un poulailler est de R40.

10. Ventilation du grenier : Tant qu’à monter dans le grenier de votre poulailler, il serait aussi utile de vérifier le taux de ventilation de l’entretoit. Le taux recommandé pour un bâtiment agricole est de 4 pi2 d’ouverture au faîte du toit par 1000 pi2 de plafond. La ventilation du grenier assure l’évacuation du surplus de chaleur en été.

En espérant que l’hiver qui nous attend ne soit pas trop rigoureux…


Bruno Marquis
Thevco Électronique Inc.

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